"Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter " (Raymond Devos)


Vous aimez rire, moi aussi. En même temps, pas n'importe comment, et pas de n'importe quoi. J'aime rire de notre incapacité à vivre simplement, de notre grande facilité à nous créer des problèmes, à nous cacher derrière notre petit doigt.
Le clown, c'est l'art de rire de soi et des autres avec tendresse. 

Peut-on rire de tout ? Oui, on peut, mais avec amour de la vie, de soi et de l'autre, et à condition que l'on veuille aussi se questionner".

Jouer son clown, c’est apprendre à chuter, rire ou pleurer, se relever et continuer son chemin avec humilité  et l’envie de jouer sa vie du côté de l’essentiel : liberté, spontanéité, vérité, et joie de vivre.


Jouer son clown, c’est ici une démarche artistique et humaniste,
au sens où il s'agit de mettre  en scène la vie qui circule en  soi, en posant son humanité du côté du sacré et du dérisoire, du comique dans le tragique (et inversement). Il s’agira d’apprendre à jouer avec modestie et conviction

De quel clown s'agit il Ici ? 

Olivier Py disait un jour à l'une de ses actrices : 

 

 "tu as réussi à faire pleurer le public, c'est bien, mais maintenant, tu leur dois un rire".

J'aime cette leçon de ce grand metteur en scène, et  avec l'acteur clown, je l'inverse : "tu as bien fait rire le public, maintenant tu leur dois une larme".

Un acteur clown qui n'aurait que le talent de me faire rire, sans me faire grincer des dents sur la folie humaine, sans me faire éprouver un tant soit peu la tragédie de l'existence, m'aurait raté.

 

Voilà donc le sens de mes formations: rire, oui mais pas comme une fin, plutôt comme moyen de penser et bouger notre existence. Faire spectacle, oui, mais au plus près de soi.

A quoi bon jouer, et même très bien  sur la scène, si c'est pour se réinscrire à l'identique dans sa vie quotidienne après le spectacle ?